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ObsCure

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ObsCure

Message  Sowilo le Jeu 8 Mar - 14:01

Sortie : 2004
Genre : Survival Horror.
Support testé : Playstation2
Existe aussi sur : Xbox, PC
PEGI : 16+
Résumé de l’accessibilité : Mal voyant.

Accessibilité

Ne nous emballons pas, les jeux de ce type ne brillent pas tellement par leur accessibilité. Cependant, par 2 ou 3 petites particularité, celui-ci fait mieux que la concurrence, et réduit assez les difficultés. Il n’en reste pas moins que pour jouer seul, il va falloir tâtonner pas mal dans des décors sombres et parfois un peu compliqués, et se farcir quelques rares énigmes complètement visuelles, résolubles au pif ou avec de la patience. Pour vraiment en profiter il vaut mieux pouvoir lire un peu également, des document qui se présentent sous la forme d’un fond d’écran représentant le support que vous lisez, sur lequel une fenêtre plus sombre apparaît avec le texte en caractère blanc avoisinant la taille 20 de Word (à vue de nez), toujours identiques.
Autre possibilité intéressante, celle de faire toute l’aventure à 2 en coopération, c’est-à-dire en jouant en même temps. Ceux qui ont un partenaire de jeu voyant motiver peuvent donc tenter l’expérience. Dans se mode, le joueur 1 mène la marche, et l’écran se déplace en fonction de lui, l’autre étant obligé de le suivre globalement pour ne pas sortir du champ de vision. A propos, on ne peut pas modifier l’angle des caméras, mais selon la taille des environnements celui-ci est différent, et se déplace pour suivre les personnages. Bien qu’étant courant comme système, cela peut certainement être déroutant niveau orientation pour ceux qui débutent en temps que joueurs.
Au niveau du système de jeu, une touche permet de cibler directement un monstre proche, ce qui évite le problème de la visée. Les personnages sont presque toujours munis de lampes torche ce qui peut faciliter leur repérage visuel, en plus des bruits de pas. Lorsque vous jouez seul, l’autre personnage est contrôlé par la machine, et vous pouvez lui donner quelques ordres basiques, dont attaquer, qui peut servir à confirmer la présence d’un monstre en cas de doute, si le personnage tire. Il n’y a pas de barre de vie, il faut se fier aux intensités des vibrations de la manette. Autre petite aide, un des personnages peut vous signaler s’il reste ou non un objet à trouver dans la pièce, pour savoir s’il est encore utile de farfouiller. En revanche il n’y a pas de signal sonore quand vous ramassez quelque chose, et l’inventaire est absolument muet, mais visuellement clair, un bandeau en bas de l’écran qui fait défiler objets ou armes un par un, avec une image pour chacun et le nom en blanc. Un petit menu d’option sera indispensable à utiliser sur chaque objet, pour recharger avant la fin d’un chargeur par exemple, ou pour bricoler certains objets entre eux, surtout pour scotcher une lampe sur une arme. Ces menus sont toujours sans bruits, en caractères clairs sur sombre, relativement gros.
A part l’inventaire, les menus sont peu nombreux, et peu utiles. Les dialogues sont doublés en français, et par des doubleurs récurrents à la télé qui plus est.
En résumé, quelques détails rendent le tout plus accessible que d’habitude, mais cela reste réservé aux plus aventureux, a 2 avec un guide, où pour un mal voyant qui s’y retrouve dans cette description.

Le jeu

Tout d’abord, pour les débutants, un survival Horror, qu’est ce donc ? C’est un jeu qui s’inspire d’un certain type de film d’horreur, qui plonge ses protagoniste dans des situations de tension constante, où leur survie est en jeu à chaque instant, vulnérables face à des dangers de divers types selon le cas (exemple, les films avec des super prédateurs, les films de zombis etc.).
Dans le cas qui nous occupe, c’est du côté des slashers, et majoritairement de The Faculty qu’Obscure va chercher ses inspirations. Mais si voyons, les slashers, c’est ces films ou une bande de jeunes américains écervelés et clichés à souhaits tombent sur un tueur en série ou autre péril moins naturel qui leur règle leur compte sauf aux heureux élus de la fin.
L’action d’Obscure prend donc logiquement place sur un campus américain, dans lequel des disparitions étranges surviennent de manière inquiétante. Un soir, après une partie de basket tardive, c’est Kenny, le beau gosse sportif qui disparait sans laisser de trace. Dès le lendemain, sa sœur bimbo numéro 1, sa copine Bimbo numéro 2, et le pas très beau à lunettes journaliste amateur décident de se faufiler le soir dans l’établissement pour éclaircir tout ça. Ils seront vite rejoints par le rebelle de service qui était resté pour pirater ses notes sur les ordinateurs. Autant dire que la nuit sera longue et que l’enquête prendra vite une tournure d’opération de survie.
Un peu à l’image des films du même type, Obscure ne fait franchement pas peur en comparaison de l’expérience que peuvent proposer des grands jeux du genre. Il faudra quand même adopter l’attitude prudente qui s’impose, économiser ses balles et sa santé fragile. Car c’est bien là une des caractéristiques du genre qui participe au stress, vous faire diriger des personnages normaux, sans capacités surhumaines, et tout aussi fragile que vous et moi. Une maltraitance infligé par un monstre est donc très vite fatale. Pour coller à l’aspect slasher, il n’y aura pas de game over s’il arrive malheur à un de vos personnages, vous pourrez juste reprendre votre partie à la dernière sauvegarde si vous le voulez. Aucun n’est plus important qu’un autre, et vous pourrez finir le jeu avec vos cinq jeunaux en vie, ou au contraire avec un unique dernier survivant.

Un mot sur la bande son, qui joue un rôle non négligeable dans l’ambiance et également pour l’accessibilité. Vos agresseurs font des bruits fort ragoutants qui vous alerteront tout autant que de bien les localiser visuellement, tout du moins pour la plupart, mais c’est un peu le principe de se faire surprendre de temps en temps. Comme vous êtes habitués à l’analyse sonore, vous différencierez très vite un vrai danger d’un bruit de la trame de fond, juste là pour vous tenir en alerte, un point pour nous. Les musiques sont une vraie force du jeu, et seront disponibles à l’écoute libre dans les bonus au fur et à mesure de l’avancée. L’usage des cœurs d’enfants de l’opéra de Paris et de thèmes récurrents donnent un côté mystique qui ajoute vraiment quelque chose à l’atmosphère. Ah, la scène dans l’amphithéâtre ne serait pas ce qu’elle est sans ces chants évanescents, puis cette musique calme et désespérée lors de l’apparition du monstre. Par contre, la musique peut parfois rester en pleine action alors que tout est calme depuis un moment, ce qui peut même gêner pour écouter les alentours.

En résumé, Obscur n’est pas le survival horror de son époque, loin de là. Son côté pop corn mouvy, bien que très assumé, l’empêche de le rendre vraiment immersif et flippant. De plus, à mon avis, la majeure partie des scènes d’action se déroulant encore de jour sont de trop, et nuisent à une monté en pression qui aurait pu être vraiment mieux rendue, surtout grâce aux musiques. L’histoire est prévisible et assez bateau pour le genre, mais remplie son rôle, même si sa compréhension totale passe inévitablement par la lecture des quelques documents que vous trouverez.
Même s’il n’est pas parfait, Obscur à l’énorme avantage de nous être, peut-être pas accessible, mais au moins possible à tenter, si vous êtes très motivés.



Sowilo
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